Performances dans des vitrines de différentes boutiques (les Journées du Patrimoine à Valenciennes en 2001; Festival A.R.T.E.C, la Ferté Bernard en 2003, Festival de danse Météor à Bergen en Norvège en 2003 ....).
Projet évolutif et sans fin.
A PROPOS DES SCULPTURES PORTABLES
OU « PRÊTS A DANSER »
Portés comme des vêtements sans en avoir les fonctions ordinaires, ce sont des sculptures prêtes à accueillir le corps, des équipements à épouser.
Sculptures portables ou porteuses ? Vêtements qui ne couvrent pas le corps mais le découvrent ? Costumes auxquels il faut s’accoutumer ?
« Dé-déguisements » pour mettre à nu ?
Aucune de ces définitions ne me satisfait vraiment, et c’est dans cette indécision, justement, que mon travail trouve sa place.
Ne prenant leur pleine mesure que si elles sont animées par l’être humain, mes créations me semblent inachevées sans ce contact. Leur appropriation par des danseurs les éclaire, les transfigure. L’habit et l’habitant sont révélateurs l’un de l’autre dans l’improvisation.
Travail de connivence, grâce à une attention exacerbée du danseur à ce qui le touche.
Matière à écoute.
Matière a surprise.
Pour le performeur, il s’agit de se laisser prendre et porter par ces structures.
J’invente des objets propices à créer des traits d’union, parce qu’ils trouvent leur accomplissement dans le contact, la rencontre.